Le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC) est en pleine expansion. Il s’avère être une solution optimale qui mérite d’être à considérer par les dirigeants et par les élus des grandes villes d’aujourd’hui et de demain afin de répondre adéquatement aux défis auxquels ils font face (ITIS, 2012).

C’est dans cette ère technologique que le concept de ville intelligente fait son apparition et devient un objectif poursuivi par plusieurs villes afin d’innover et de pouvoir offrir à ses citoyens des services à la fine pointe technologique, tout en y améliorant la qualité de vie de ceux-ci. La province du Québec ne fait pas exception, elle voit dans toute cette ère de changement une opportunité de se démarquer en investissant dans des projets innovateurs.

Une forte tendance à développer et à innover à travers ce nouveau concept de ville intelligente se fait ressentir dans tout le Québec et ce, autant à Québec qu’à Montréal.

Certes, une grande ville aspirant au concept de la ville intelligente et numérique est Montréal. Ce concept se trouve au cœur de la stratégie montréalaise de 2014-2017. La vision de la ville place le citoyen à l’avant en souhaitant améliorer sa qualité de vie, une économie fructueuse, des technologies à la fine pointe, et ce, tout en valorisant une créativité montréalaise (Stratégie montréalaise, 2014-2017). Plusieurs orientations stratégiques démontrent l’intention de la ville, telles que ; le développement du réseau de télécommunications urbaines multiservices à très haut début, libération et valorisation des données ouvertes priorisées, la mise en place d’une architecture technologique ouverte et interopérable, l’optimisation de la mobilité des usagers en temps réel sur le territoire, etc. (Stratégie montréalaise, 2014-17). Le Quartier des spectacles est un exemple concret d’une initiative de la ville de Montréal, puisqu’elle a donné une deuxième vie à un secteur en déclin ; elle a implanté un projet novateur en valorisant l’aspect culturel en jouant avec un plan d’urbanisme et un plan d’éclairage et de projection architecturale (Doran, 2013).

Du côté de la capitale, les réalisations se sont avérées également très fructueuses. En 2012, Québec a reçu le titre « Intelligent Community of the Year » à la suite de son 2e rang selon le palmarès international du Intelligent Community Forum (ICF) (ITIS, 2012). Cela démontre la capacité qu’a eu la ville de Québec à se démarquer sur le plan international en créant un contexte idéal favorisant et encourageant l’innovation. Selon Denis Deslauriers, directeur du Service des technologies de l’information et des télécommunications, chaque mesure technologique devait placer le citoyen au centre dans l’optique d’améliorer sa vie au quotidien (ITIS, 2012). Rien n’était fait aléatoirement, tout était pensé afin d’innover dans des services liés directement au citoyen afin de viser une intégration adéquate des outils. De plus, l’Université Laval détient un nombre important de chercheurs et d’expert s’intéressant à ces problématiques liées au concept de ville intelligente, et ce, dans des domaines très variés, tels que la santé, le développement durable, la logistique de transport, le multimédia et 3D, la gouvernance et gestion, la logique de planification urbaine, la sphère culturelle et artistique (ITIS, 2012).

Nul doute que le concept de ville intelligente attire plusieurs entreprises au Québec et que celles-ci désirent utiliser cette gouvernance numérique pour promouvoir différents produits informatiques et infrastructures numériques. Dans le rapport « Smart Cities Market » publié par la firme américaine MarketsandMarkets, il est démontré que les villes intelligentes représenteront un marché exponentiel en Amérique du nord. Évaluées à 654 milliards annuels en 2014, les prévisions démontrent que ce chiffre doublera d’ici 2019 et atteindra un total de 1255 milliards de dollars. Par ailleurs, le Registre des lobbyistes du Québec est un indicateur qui permet de démontrer l’intérêt des entreprises à l’égard de notre province. Entre autres, IMB et Microsoft se retrouvent sur cette liste et on constate que ces entreprises d’influence désirent investir dans la province.

En conclusion, la province du Québec n’est pas à l’arrière de la technologie et les initiatives ne feront qu’augmenter année après année. La province favorise et encourage grandement l’innovation dans l’amélioration des services offerts en les rendant davantage intelligents, et ainsi, en améliorant la qualité de vie de ses citoyens. Dans l’optique de rendre les villes plus attrayantes, conviviales et sécuritaires, des initiatives concrètes témoignent du fait que Montréal et Québec mettent beaucoup d’efforts pour optimiser la vie de leurs citoyens.

Article rédigé par Vickie Montpetit

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