Dans une ère où l’eldorado des technologies est à son comble, l’implantation de gouvernance numérique prend tout son sens. Certes, il s’agit d’une évolution incontournable qui est dictée par la performance, l’ouverture et l’inclusion des citoyens, mais rappelons avant tout que la « gouvernance » se caractérise par le processus de prise de décision et de mise en œuvre des décisions faisant l’objet d’une forme de contrôle et d’évaluations (Misuraca, 2012). À cela viennent se greffer les technologies de l’information, d’où le terme de gouvernance numérique.

Tout d’abord, il est important de clarifier la distinction entre un gouvernement électronique (e-government) ainsi que la gouvernance numérique car ce sont deux concepts très différents. L’e-governement se définit comme étant un système efficace de prestation au service des citoyens d’une communauté qui permet une efficacité administrative. Quant à la gouvernance électronique, celle-ci se caractérise davantage par les stratégies novatrices mises en place afin de rendre l’e-government plus efficace. Ainsi, le gouvernement représente un des nombreux intervenants dans ladite gouvernance (Misuraca, 2012).

Retour à la naissance de cette gouvernance numérique. C’est sur le terrain de pays en voie de développement qu’est né ce concept, en 2002. Cette initiative provient d’une étroite collaboration entre le Département des affaires économiques et sociales de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ainsi que l’initiative e-Afrique pour la bonne gouvernance (Misucara, 2007).

Plus près de nous, l’Institut de gouvernance numérique (IGN) vise à faciliter les échanges entre les citoyens, les entreprises, les gouvernements du Québec dans le but d’engager chacune de ces parties prenantes vers une meilleure gouvernance numérique. L’IGN mentionne d’ailleurs que le numérique gagnerait à être exploité davantage dans notre belle province : plus de 85% des Québécois consultent quotidiennement les médias sociaux et 70% ont déjà procédé à un achat en ligne tandis que seulement 30% des PME du Québec détiennent un site web.

Dû aux multiples outils technologiques, la gouvernance numérique se doit d’être connectée, collaborative et transparente. Il est donc juste de dire que les technologies représentent des leviers entre les citoyens, les décideurs et les acteurs publiques (Harrison et Donnelly, 2011). Les différentes plateformes numériques doivent donc être utilisées à leur plein potentiel afin d’obtenir une collaboration accrue entre ces groupes. Par ailleurs, la Ville de Montréal s’est doté d’un portail de données afin de libérer ces dernières en continu.

De toute évidence, la gouvernance numérique représente son lot d’enjeux. Les villes doivent donc se pencher sur la coordination de ses actions entre les différentes parties prenantes dans son fonctionnement, dans la complexité de ses structures et les budgets restreints, etc (BVIN, 2015).

Pour résumer, on voit qu’une gouvernance numérique doit être perçue comme une opportunité d’enrichissement entre plusieurs entités, dont les villes, ses citoyens, les instances gouvernementales, les entreprises. Une stratégie numérique peut certainement avoir plusieurs bénéfices pour une société autant en termes d’économie que de reddition de compte. Et j’en passe.

À quand notre société complètement gouvernée par les technologies?

Article rédigé par Maude Roy-Falardeau

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